C’est une Italie comme on la rêve, celle que l’on garde dans un coin du cœur: lauriers-roses en cascade, vol d’oiseaux au looping parfait, gestes plein d’égards. Et puis il y a aussi, et surtout, cette hospitalité désarmante et sincère qui réconcilie avec la mélancolie et qui donne envie de prendre le temps d’observer le ciel, à la nuit tombée.
Depuis la cathédrale Santa Maria del Fiore en direction de la Basilique de San Miniato al Monte, empruntez la route tout en virage, mangée par la verdure, pour mieux contempler les contours de la ville depuis ses hauteurs.
Au loin, le tintement des cloches d’une église, et tout autour, l’odeur de la terre humide aux notes poivrées. Le silence retombe peu à peu comme le pollen à l’arrivée des beaux jours sur les bordures des champs. Il y règne alors une atmosphère cinématographique, comme si d’un instant à l’autre, tout allait se décoiffer. La pluie ne semble qu’attendre un signal pour venir éclabousser le paysage dans une fougue dramatique, grandiose et poétique.
Antica Torre Via Tornabuoni: respirer l’essence de la Renaissance
L’établissement hôtelier, datant du 13e siècle, est situé à un jet de pierre de la Piazza della Signoria et du Ponte Vecchio. L’une de ces fameuses « maisons-tours » de la ville a été rénovée avec un design toscan et les codes classiques pour ne rien dénaturer; lits à baldaquin aux lignes claires, peintures artisanales en guise de papier peint, parquet lustré à la cire d’abeille, vue extraordinaire sur l’Arno et le pont Santa Trinita. Les suites haut de gamme savent allier élégance et confort. De l’aristocratie passée, il reste une architecture exquise et une hospitalité chaleureuse, qui vous fait renouer avec l’intemporalité des choses. Au 20e siècle et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, les aristocrates et les intellectuels britanniques privilégiaient cet hôtel pour son emplacement central et son raffinement.
Un séjour à l’Antica Torre garantit un voyage confidentiel en réinventant une façon de pérégriner à l’abri du tumulte. Le luxe ultime? La terrasse ! Sans conteste, le meilleur spot de la ville pour profiter d’un aperitivo avec vue avec la sensation d’être seul à Florence. Ces instants sauront aiguiser votre curiosité et vous faire entrevoir de quelle façon il est aisé de s’éloigner des guides et de leurs impératifs. Vous pourrez ainsi vous inventer une constellation qui stimule une nouvelle façon d’explorer la ville.




L’écoulement exquis du temps
Les scènettes du quotidien ont une saveur sans pareille à Florence. Une bonne sœur filant à toute allure sur son vélo dans les ruelles pavées de Santo Spirito. Un vieil homme lisant son journal sur la terrasse du caffè canto alla mela. Les chapelets de linge suspendus sur une corde tissée flottants au dessus des têtes et qui sentent le propre. Les postures élégantes. Les prévenances sur les trottoirs étroits. Les plaintes d’un violoncelle qui s’élèvent puis qui se faufilent jusqu’à la rumeur du Mercato di Sant’Ambrogio. Collisions de sons et de saveurs. Ristretto serré au comptoir, pici all’aglione à partager, réconfort de la première cuillère d’une ribollita, crémeux d’une gelato à la pistache en redescendant d’une église, notes herbacées d’un Amaro pour clôturer un festin.
Dans l’assiette, on est séduit par le travail de chefs qui défendent une cuisine de puristes et qui font coexister un terroir, de petites et de plus grandes histoires par dessus desquelles survolent les anecdotes. Il faut aller chercher la cuisine florentine dans ce qu’elle a de plus simple, des ingrédients piliers, là où la noblesse se loge: fèves, pain, abats. Et puis il y a les rencontres réjouissantes qui prennent toute leur importance. Des hôteliers d’un autre temps dont l’esprit est fondé sur le principe glorieux de l’accueil. Des vignerons romanesques dont le cœur bat au rythme des éléments. Des producteurs qui ne pensent qu’en termes d’obscurité et de lumière.
L’auscultation de la ville se poursuit dans cette tonalité allègre, ce phrasé qui éclate irrésistiblement lorsqu’il vous apostrophe ou vous complimente sur le chemin qui vous mène à un rendez-vous. Et partout cette teinte dorée, enrobante, veloutée, qui caresse les hauts porches, les plafonds palatiaux, l’empilements des balcons quelque soit la saison.



À l’approche des heures vespérales
Le soleil se couche doucement sur les eaux de l’Arno. On allume les bougies, l’éclat dans les yeux. On peut se laisser happer par le ciel bleu canard peuplé d’étoiles florentines. On serre alors contre soi la chance de pouvoir trinquer avec l’insouciance désarmante de l’instant, celle qui se trouve à portée de main. Juste là.

Antica Torre
Via Tornabuoni 1
IT-50123 Firenze
www.tornabuoni1.com
